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 Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]

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SUR BOW DEPUIS LE : 30/09/2012
CLASSE : deuxième années
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MessageSujet: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mar 16 Juil - 21:09

Voilà depuis quelque jour que Keiko essayait de reprendre le dessus sur sa vie mais ce n’était pas chose facile avec tout ce qui s’était passé dans sa vie depuis ces dernier temps. Bien que la jeune femme commençait à cicatriser des blessures que l’article que Namie avait pu lui infliger, une blessure encore plus grand avait ouvert son cœur y laissant un énorme trou qu’il ne serait pas facile à refermer …. Ben que Keiko faisait d’ailleurs de son mieux pour garder la tête haute devant les autre , cela ne l’empêchait pas de souffrir en silence évitant cependant d’inquiéter ses amis comme Ryo ou Haruka. Oui elle avait mal, elle avait envie de pleurer, de crier mais elle avait promis à l’homme qui ne cessait d’enter son esprit et ses pensées d’être heureuse, elle s’était promise à elle-même de ne plus être faible et de ne jamais plu laisser qui conque voir ses larmes, pour se faire sourire et garder la face quoi qu’il arrive était nécessaire, peu importe si en réalité elle n’était plus heureuse , la gossip se devait de redevenir la jeune femme que toute le monde avait toujours connu à là TU.

Pour se faire Keiko avait besoin de prendre l’air, de réfléchir à elle-même et à la situation dans la qu’elle elle se trouvait actuellement, car elle avait beau essayer de remettre de l’ordre dans son esprit, rester dans son appartement ne faisait que lui rappeler encore et encore la violente dispute qu’elle avait eu avec son amie….enfin…ancienne amie Erika. Car oui suite à leur dispute Erika était partie en claquant la porte ne lui manquant pas de lui dire que leur amitié était bel et bien finie….. Certes à présent Keiko s’en voulait mais sa fierté mal placer l’empêchait d’appeler Erika.

Soupirant de son propre entêtement la jeune femme finie par se dire qu’elle avait véritablement besoin de sortir prendre l’air et de se changer les idées. Cependant la colombe n’avait pas envie de voir de monde, elle n’avait pas envie non plus de se retrouver dans un endroit agité ou seul le stress et le bruit régnait, remplie de personne se rendant au travail ou ayant une soudaine envie de shopping. Malheureusement beaucoup d’endroit dans Tokyo correspondait à cet endroit, il ne restait donc plus qu’une solution à Keiko, se rendre dans un parc ou elle était certain qu’il n’y ait personne. Sortant donc de sa chambre, Keiko salut Yuna rapidement avant de prendre ses clés, son portable et des écouteurs.

Une fois dehors la jeune femme ne tarda pas à enfoncer ses écouteurs dans les oreillers, histoires d’être certaine que personne ne la dérange et se dirigea vers le métro qui l’emmènerait vers ce parc silencieux t’en attendu. Heureusement le trajet en métro n’était pas bien long et Keiko se retrouva rapidement devant ce fameux parc dans lequel elle finit par pénétrer.

Comme prévue personne à l’horizon, Keiko enleva donc ses écouteur. Mais alors que la jeune femme s’apprêtait enfin à savourer le silence et sa solitude, des bruits attirèrent soudain son attention. Cherchant sans plus attendre qui était la personne qui allait troubler sa tranquillité son regard resta accroché sur un jeune homme qui était en train de jouer avec un chien. Évènement plutôt banal certes et Keiko n’y aurait certainement pas prêté attention si le jeune homme n’avait été autre que Koki Tanaka.

Surprise de le retrouver dans un tel endroit, la jeune femme resta un moment sans bouger à observer la scène qui était en train de se dérouler devant ses yeux. Koki était-il vraiment en train de sourire ou n’était ce que le fruit de son imagination ? Peut convaincu de ce qu’elle voyait, la gossip se rapprocha un peut plus avant de constater qu’effectivement Koki souriait et que en plus de cela il semblait heureux. Surprise le voir dans un tel état, Keiko mit sa tranquillité de cotée et décida d’aller voir de plus près le joker

-« Koki Tanaka…suis-je en train de rêver ou est tu bien en train de sourire ? Si c’est réellement le cas, il doit s’être passé beaucoup de chose depuis la dernière fois que l’on sait vue…. »

Bien entendu Keiko ne doutait pas que la vie du joker ne soit pas restée identique à la dernière fois qu’il avait pu croiser sa route. Mais elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’il y ait un changement aussi radical dans son comportement.

-« Il y aura au moins une personne dans cette académie qui est passé des larmes aux rires. »


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“Le chagrin amoureux est l'une des plus épouvantables blessures que nous ayons à combattre car il doit être vaincu seul, et surtout dans le plus grand des silences.”
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mar 16 Juil - 22:37

N’ayant pas cours de l’après-midi, Koki avait quitté l’université assez tôt en fin de matinée. Une matinée qui lui avait paru d’ailleurs ennuyante, comme toutes les autres en fait. C’était toujours la même chose, des professeurs incapables de se montrer passionné par ce qu’ils faisaient, des leçons tirées tout droit de bouquin ou de recherches sur internet. En soit, la faculté quoi… Peut-être le problème était que lesétrangères ne l’intéressaient guère alors il n’y trouvait aucun plaisir dans ce genre de classe mais c’était trop tard pour changer de filière désormais. Refaire trois ans à la Tokyo University, très peu pour lui. Qui sait, peut-être plus tard… Quand il serait plus vieux, qu’il aurait trouvé unet qu’il serait convenablement posé, il reprendrait ses études tranquillement, essayant d’apprendre sur des choses qui l’avaient toujours intéressé. Comme ses rêves par exemple, pourquoi pas. Dans un profond soupir, il franchit les portes de l’université, ne supportant plus tous ces regards accusateurs posés sur lui. Il détestait ça. Pire encore. Bien qu’il faisait le fier, qu’il se montrait intouchable, cette histoire d’article le blessait toujours autant. Si seulement à eux tous ils pouvaient faire quelque chose contre ses antis et prouvait que tous ses témoignages étaient faux. Il en avait assez des problèmes… Même si avec Kazuya, ça s’arrangeait doucement, il aimerait que le reste suive. C’était plus difficile que ce qu’il ne s’imaginait…

Il jeta un coup d’œil à sa cheville et souffla de plus bel à la vue du bandage qui entourait son pied. Quelle poisse ! Il devait vraiment arrêter d’être aussi tête en l’air et certainement qu’il ne causerait plus autant de soucis autour de lui. Qu’il ne se causerait plus de soucis non plus. Il avait déjà bien embarrassé Ryo avec cette histoire de blessure mais c’était passé, heureusement. Dressant ses yeux ensuite vers le ciel, il ferma subtilement ses paupières, appréciant cette douce chaleur qui se cognait contre ses joues pâles. Parce que oui, malgré tout, malgré ce faible sourire qui s’élargissait sur ses lèvres, il était exténué. La nuit, il avait du mal à dormir, tout le temps réveillé par d’abominables cauchemars et souvent, il se torturait trop l’esprit en songeant à tout et rien à la fois. Namie, Kazuya, les Karutas, les Antis, son frère, le passé et encore… Il y avait tellement de chose qui tournoyait à l’intérieur de lui que tout dire ici dépassait l’au-delà du possible.

Avec le temps qu’il faisait et l’heure qu’il était, Koki pensait sérieusement au fait qu’il ne voulait pas rentrer à l’appartement de suite. Kazuya n’y serait pas puisqu’il finissait plus tard et il devrait ressortir afin d’aller le chercher donc tant qu’à faire, rester dehors ne lui ferait pas de mal. Boitant quelque peu, il sortit son paquet de cigarette de sa poche et n’hésita pas à s’en allumer une. En ce moment, il en avait grandement besoin. La nicotine s’évaporant dans son être l’apaisait. Plus que ça. Cela le calmait et détendait les petites rides présentes entre ses sourcils. Il marchait. Marchait encore. Guettant les boutiques se trouvant autour de lui et s’arrêtant devant l’une d’entre elle, il ne pût s’empêcher de penser que cet accessoire irait bien avec Kazuya. Il se tapota les joues de manière à remettre ses idées en place et soupira de lassitude. Il s’agaçait lui-même. Voilà que même en faisant du lèche vitrine, il était amené à songer à son petit ami. N’était-ce pas n’importe quoi ? Il pencha son visage sur le côté puis ne résistant pas, il murmura un « tant pis » et rentra dans le magasin. Intrigué par tous les objets se trouvant dans la boutique, le Karuta ne savait plus où mettre la tête ni même lequel choisir. Finalement il opta pour le porte clé qu’il avait aperçue en premier dans la vitrine : une petite tortue décorée d’argent. Mignonne. Il attendit sagement qu’on le lui emballe avec précaution puis sortit du bâtiment en se traitant mentalement d’idiots. Ça faisait tellement niais, digne d’un drama romantique… Pourquoi désormais il se mettait à vouloir acheter subitement des cadeaux à Kazuya ? C’était parce qu’il s’agissait d’une tortue ! Kamenashi, Kame, tortue… Voilà ! C’est tout. Il n’y avait pas d’autres explications. Hochant la tête pour appuyer ses dires, il reprit sa route d’une allure plus rapide et grimaça de douleur. Ah… Il avait encore oublié sa « putain » de cheville ! Décidément, il perdait la tête et en venait même à se demander s’il avait bien fait de s’apercevoir de ses sentiments. Depuis… Il ne cessait de faire n’importe quoi. Cela ne lui réussissait pas. Vraiment pas.

Le sac en main, il soupira pour la énième fois avant d’aller s’installer dans un parc. Il avait besoin d’une pause et son pied commençait à lui faire de plus en plus mal. Posant sa jambe droite sur sa cuisse gauche, il se massa délicatement la cheville et s’assura que rien n’était enflé. Ça avait l’air d’aller. Et puis il sursauta, surpris, à l’entente d’aboiement à son égard. Redressant quelque peu son visage, il sourit légèrement à la vue d’un beau labrador qui semblait vouloir des caresses. Le Joker se replaça alors correctement et tendit sa main en avant, lui ébouriffant les poils alors qu’une esquisse chaleureuse dessinait ses lèvres. De ses yeux, il chercha le propriétaire du chien et aperçut un enfant d’une dizaine d’année au loin qui discutant avec des copains ne s’étaient pas rendu compte que son animal s’était échappé ailleurs afin d’obtenir des câlin que son maître refusait de donner pour l’instant. Trop occupé avec ses amis certainement. Koki rigola à cette constatation et d’un simple regard, il fit comprendre au garçon que cela ne l’embêtait pas. Après tout, il était un grand admirateur des bêtes et il ne s’en lassait pas. Souriant de bon cœur, il refusait de lâcher ce chien qui quémandait autant d’attention. Par moment, alors qu’il lui choyait la tête ou lui grattait le dos, il faisait quelques remarques. C’était fou à quel point l’être humain peut être stupide parfois et le pire c’est qu’en général, il ne s’en rend même pas compte. Comme si un simple chien était capable de répondre à ses rétorques.

Cependant, il interrompit tout mouvement à l’entente d’une voix féminine qu’il lui avait l’air plutôt familière. Et il ne fut pas déçu en constatant qu’il ne s’agissait de personne d’autre que de Keiko Kitagawa. La détaillant du regard avec discrétion, il ne pût que se sentir inquiet à la vue de la pâleur de sa figure et des cernes qui traçaient la courbe de ses yeux. Cela commençait à le faire culpabiliser tandis qu’il se rappeler de l’article des antis. La jeune femme avait été mentionné à l’intérieur à cause d’un écrit qui avait été posté sur eux deux et dont en réalité, le Joker n’y avait pas prêté grandement attention. Mais maintenant, après avoir subi une telle calomnie, il s’en voulait de n’avoir rien remarqué… Cela aurait évité de nouveau soucis à l’étudiante. Bien que, peut-être, ses tracas principaux ne venaient pas de là. Enfin, il n’allait pas non plus se congédier de choses pour lesquelles il n’avait rien vu. Les articles en général, il ne les lisait pas parce qu’il trouvait ça absurde et minable. Bref… Si Keiko était mal à cause de ça alors il s’excuserait. Peut-être.

- Je suis une personne comme une autre, il m’arrive aussi de sourire tu sais ? Répliqua Koki calmement, reprenant ses gestes tendres sur l’animal.

Son maître le hélant cependant, il ne pût que laisser le droit au chien de quitter ses doigts et de s’en aller. Il le regarda s’éloigner avec des yeux brillants de tendresse et un rire léger mais cristallin s’échappa de ses lèvres. Une fois la bête ayant disparu de son champ de vision, le Karuta concentra à nouveau son attention sur la jeune femme qui l’avait rejoint, n’effaçant cette expression posée qui détendait ses traits.

- Mais toi par contre, ça n’a pas l’air d’aller très fort. Il y a un problème ?

Il se décala sur le banc, laissant une plus grande place à ses côtés et tapota sa main contre le bas du siège, signe qu’elle devait venir s’installer ici.

- Allez, chacun son tour. Profites-en, je suis dans un de mes bons jours alors je t’écoute.

Et il sourit. Non pas narquoisement ou même faussement. Il était sincère. Après tout, Keiko l’avait écouté l’autrefois. Elle avait été franche et avait même essayé de l’aider. Pourquoi pas lui ? Même s’il avait ses propres problèmes, il pouvait aussi écouter ceux des autres. Il préférait même d’ailleurs. Cela lui permettait de penser à autre chose.
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mer 17 Juil - 14:46

Une personne comme les autres ? Avait-elle bien entendu ? Keiko doutait sincèrement de ce que Koki venait de lui dire, car elle ne l’avait jamais vu comme une personne ordinaire et elle ne l’avait encore moins vu sourire depuis qu’elle le connaissait. Il était certain que le joker avait dû avoir un changement radical dans sa vie …..Etait-ce à cause de Kazuya ? Avait-il fini par accepter sa situation ? Même si s’était le réellement le cas, cela ne rendrait pas Koki si heureux….Alors qu’avait-il bien pu se passer dans sa vie pour qu’il devienne un autre homme ?

Et venait-il de rire ? C’était définitif Keiko n’en croyait pas ses yeux….Qu’était-il advenu du Joker dont elle voulait t’en se venger il y a encore quelque mois ? Comment pouvait-elle à présent pensé à se venger alors que Koki semblait doux et gentil….. Soupirant intérieurement, la jeune femme devait bien s’avouer que de toute manière elle avait fini par renoncer à sa vengeance en voyant l’état dans lequel le joker avait été la dernier fois qu’ils s’étaient vue …. Alors qu’il soit un autre homme aujourd’hui arrangeait au final bien ses affaires. Elle allait pouvoir l’oublier, passer à autres choses et faire comme s’il ne lui avait jamais briser le cœur dans le passé même inconsciemment….

Perdue dans ses pensées et dans ses souvenirs, Keiko se vu contrainte d’en sortir lorsque la voix du Joker retenti à nouveau à ses oreilles. Malgré tout le mal qu’elle s’était donné pour faire disparaitre la fatigue qui s’était accumulé sur son visage à l’aide de maquille, l’état déplorable dans le qu’elle elle se trouvait n’avait pas échappé au regard de Koki à son plus grand malheur. Le jeune homme en plus de cela semblait vouloir écouter les malheurs de la jeune femme qui n’en avait-elle pas du tout envie…

-« Je vais très bien, je ne vois pas ce qui te fait dire une chose pareille…..Je n’ai simplement pas passé dormit cette nuit…. »

Quelle mensonge pitoyable…..Comment pouvait-elle espéré que Koki se contente d’une telle chose ? Il n’était pas stupide, loin de là d’ailleurs….Il avait d’ailleurs certainement eu vente de certain évènement dans l’académie et même si celui-ci n’avait pas réagi, Keiko ne pouvait pas faire comme s’il ne s’était rien passée. Soupirant de lassitude, la Gossip fini par se résigner et vint s’assoir aux coté du joker.

-« Tu sais je n’ai pas spécialement envie de te raconter ma vie….De tout manière celle-ci ne doit pas fortement t’intéresser puisque tu n’as même pas réagit à l’attaque de Namie…..Mais peut être que au fond cela te plaisait de laisser croire à toute le monde que je t’avais forcé à passer une nuit avec moi…. »

Lui en voulait-elle ? Au fond peut être que oui, peut être que Keiko avait espéré inconsciemment que Koki vienne à son aide…. Après tout depuis le bal, il n’avait cessé de se rapprocher mais, elle avait été stupide de croire que ce rapprochement aurait pu changer quoi que ce soit entre eux…

-« Tu n’as pas à t’en faire je ne t’en veux pas, dit-elle en plongeant don regard dans le sien, de tout façon nous ne sommes pas ami et j’ai bien d’autre problème dans ma vie que pour ressasser cette histoire encore et encore… »

Soupirant une nouvelle fois, la colombe porta son regard sur le ciel nuageux qui se trouvait au-dessus de leur tête, elle espérait vraiment que la pluie ne se mettrait pas à tomber…Elle n’avait pas envie de s’enfermer une nouvelle fois à l’intérieure et encore moins avec Koki…..On avait bien vu ce que cela avait donné la dernière fois.

-« Cependant…..Je suis contente de voir que tu es enfin heureux…..Cela me donner une meilleur raison d’abandonner ma vengeance sur toi… »


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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mar 23 Juil - 1:17

Koki sourit discrètement. « Je vais très bien », « Je n’ai pas assez dormi, simplement fatigué », « Tu te fais des idées », ce genre de remarques, il les connaissait par cœur. Il était probablement le mieux placé pour savoir rétorquer cela n’est en fait que des mensonges camouflés de manière à ne pas montrer sa peine. Ne relevant pas pour autant, il la contempla avec inquiétude, ne sachant quoi dire pour que la jeune femme se confie. Mais contre toute attente, celle-ci s’installa auprès de lui et la réplique qui en suivit fit blêmir le Joker. De un c’était Namie l’auteur de cette article – Fille avec qui il avait failli déraper pour de bon – et ensuite Keiko osait penser que cela lui avait fait plaisir de laisser croire de telles choses. En réalité, il ne connaissait rien quant à l’étendu de cet écrit donc réagir, sans savoir, il n’aurait pu le faire. Peut-être que la jeune femme doutait de lui à cause de cette publication que les antis avaient posté à son sujet. Peut-être que Keiko les croyait et s’imaginait que le Joker était cette personne abjecte que ces étudiants avaient décrire. Pitoyable. C’était tellement stupide… Enfin, peu importait… Il haussa alors discrètement ses épaules tandis que la demoiselle expliquait qu’elle ne lui reprochait rien. Toutefois sa réplique d’avant démontrait clairement le contraire. Evidemment qu’elle lui en voulait… Si l’article les concernait tous les deux et que lui n’avait rien fait pour démentir une rumeur pourtant fausse, il y avait de quoi lui en vouloir. Pire encore. Si Keiko apprenait qu’en vérité il s’était rapproché de Namie, plus que rapproché même, elle le tuerait. Du moins le détesterait plus qu’elle ne le détestait déjà.

Ecoutant ses belles paroles, le Karuta suivit le regard de la jeune femme et souffla à la vue des nuages qui recouvraient le ciel. Il n’avait pas envie qu’il se mette à pleuvoir… Le soleil l’aidait à sourire, à garder espoir pour cette once de bonheur qui était entrée dans sa vie il y a de cela quelques jours. Il garda néanmoins un tendre éclat sur ses lèvres, touché par les dires de la jeune femme et se cala plus confortablement sur le dossier du banc. Ses mains se tenant en appui, il s’amusa à faire bouger ses jambes devant lui, dressant ses yeux vers l’espace. Comment expliquer ? Comment s’excuser ? Le devait-il déjà ? Est-ce que cela changerait quelque chose ? Peut-être… Peut-être que cela atténuerait les doutes de l’étudiant le concernant. Il en avait plus qu’assez de tous ces gens qui émettaient des doutes à son propos sans savoir ce qu’il en était réellement. Les antis… Il le paierait. Vraiment. Serrant fébrilement ses poings, en colère, Koki expira profondément… Malgré tout, cela restait ancré au sein de son cœur et ça faisait mal. Très mal. Enfin, encore une fois, il devait apprendre à passer au-dessus de tout cela. Il ne devait pas montrer que toutes ces stupidités l’atteignaient… Il était un Karuta, il était fort et devait être respecté. Dans le cas inverse, il pouvait toujours interagir si on lui cherchait des noises.

- Désolé, Dit-il posément, ses paupières closes, C’est rare que je prête attention à ce genre de choses. Et contrairement à ce que tu crois, je n’étais pas dans une très bonne période donc cet article m’est complètement sorti de la tête. Je n’écoutais personne et je ne l’ai même pas lu. Je l’ignorais. Alors, désolé.

Il se pencha légèrement en avant, inclinant sa tête de manière à compléter ses excuses et s’installa plus correctement, ses mains pendant au-devant de ses jambes. Sans la regarder, le Joker poursuivit alors, lancer dans ce qu’il répliquait.

- Si je te demande s’il y a un problème c’est que je m’y intéresse vraiment donc ne te méprends pas, s’il te plaît. Tu as le visage fatigué et je suis très bien placé pour savoir qu’il ne s’agit pas que d’une simple mauvaise nuit de sommeil.

De façon à appuyer ses dires, le Karuta détourna enfin ses yeux vers la jeune femme et la contempla avec autant de sérieux dont il pouvait faire preuve. Il la détailla plus concrètement et sourit tristement en remarquant cette pâleur évidente de la figure de Keiko. Nul doute que celle-ci mentait et tentait vainement de camoufler ce mal qui la rongeait en ce moment. Tout le monde à sa part de problème et Koki savait pertinemment qu’il n’était pas le seul à souffrir. D’autres étaient certainement encore plus détruit que lui ne l’avait été jusqu’à maintenant. La vie est bien plus triste et plus ardue qu’on ne le pense. Si on n’y met pas du sien, qu’on ne se bat pas de toutes ses forces, un rien peut nous faire échouer et tomber dans un trou sans fin qu’on appelle le désespoir. Pendant longtemps lui, il y avait cru à l’existence de cet énorme trou présent dans son existence, persuadé que sa vie était pitoyable, sans ambition et qu’il était condamner à s’enfoncer sans cesse dans ce malheur qui régnait autour de lui. Aujourd’hui, il acceptait d’y croire parce qu’il avait quelqu’un sur qui il pouvait compter, quelqu’un qui l’aimait profondément, une personne si précieuse à ses yeux que son unique souhait était de la voir sourire et de la protéger. La source de ses joies et de ses peines, tout ne tenait qu’à Kazuya. Etrange comme histoire n’est-ce pas ? Et pourtant, là était la vérité… Si le première année disparaissait de son existence alors lui aussi. Parce que, cela faisait peut-être niais ou pire encore mais son petit ami était le maître de son cœur, de ses sentiments et ainsi donc de sa vie. Jusqu’à présent, jamais Koki n’avait imaginé qu’il aurait besoin de quelqu’un pour s’encourager à survivre ou même pour vivre tout court et maintenant il se retrouvait dépendant d’une seule et unique personne. L’amour, c’est si compliqué. C’est beau mais douloureux à la fois. Cela peut vous planter des couteaux dans le cœur comme créer des milliers de papillons dans le ventre… La crainte de perdre celui qu’on aime, là est probablement le plus insupportable dans la vie d’un homme… On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve et risquait le pire, c’est autant dire, prendre le risque de mourir sans pouvoir se relever. Parce que Koki savait que si Kazuya le laissait, il ne se relèverait pas. Pourquoi ? Il était encore incapable de l’expliquer… Peut-être l’aimait-il trop. Plus qu’il ne le pensait. Oui, peut-être.

- Je ne te forcerais à me parler de tes problèmes, Répondit enfin le Joker à la jeune femme, égarant ses prunelles au sein du parc, Mais si tu en as, vas-y. Je t’ai dit, profites-en, je suis dans mes bons jours !

Il posa gentiment sa main sur son épaule et lui sourit gaiement. Ah… L’amour, ça rendait gai. Ah non ! Pas gay ! Joyeux ! Oui, l’amour rendait joyeux ! Ce mot allait le suivre encore longtemps, il le savait. Ryo s’était d’ailleurs déjà bien chargé de lui faire comprendre que non, il ne le laisserait pas tranquille sur sa relation avec Kazuya. Mais Koki ne se considérait pas pour autant comme gay. Il aimait un homme, oui, il l’acceptait et l’assumait – même si parfois il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi – seulement, ce n’était pas n’importe quel « homme », c’était juste Kazuya. S’il regardait un autre garçon dans la rue, jamais il ne serait attiré par celui-ci ni par son visage et encore moins par son corps. Pourquoi était-ce difficile de saisir cela ? Il souffla doucement et replaça ses doigts sur ses cuisses, observant l’étudiante avec plus d’intérêt. Il essayait de deviner le delà de ses problèmes cependant il n’était pas très doué pour ce genre de choses alors il haussa simplement les épaules.

- C’est l’université ? Les études ? Les parents ? Ah ! Non… Les amours ? C’est ça ?

Penchant légèrement son visage sur le côté, Koki sourit à sa dernière hypothèse. A nouveau, il revenait sur l’amour. Quel idiot il faisait… S’il se voyait, le Karuta ignorait s’il serait capable de se reconnaître ou non tant son état était à plaindre.

- On dit souvent que les filles sont sensibles sur ce sujet là donc peut-être… Enfin, j’arrête d’insister, pardon. Je reviens !

Et il se leva, tenant fermement son sac contenant le cadeau de son petit ami entre ses phalanges puis s’échappa quelques mètres plus loin. En fait, il n’était pas si à l’aise qu’il essayait de le faire paraître. Aborder ce genre de sujet, ce n’était réellement pas dans ses habitudes cependant la jeune femme lui avait l’air si mal qu’il n’avait pu s’en empêcher et trop dépassé par les évènements qui le concernaient, Koki s’était mis soudainement à parler beaucoup. Nouveau soupir. Il s’arrêta aux distributeurs situés dans un coin plus isolé du parc et en sortit deux boissons avant de retourner auprès de Keiko qui devait se questionner à propos de sa disparition soudaine. En silence, il reprit place à ses côtés et glissa la canette dans les mains frêles de l’étudiante. Il n’osait plus parler, peur de commettre une énième boutade ou de dire une bêtise alors plutôt que dire quoi que ce soit, le Joker se saisit de sa bouteille et planta son regard droit devant lui, explorant les enfants qui s’amusaient au loin ensemble. Souriant, attendri, il ne prononça plus aucune parole, appréciant l’ambiance chaleureuse qui rodait autour de lui. Si Keiko avait envie de se confier, il l’écouterait toutefois il ne dirait plus rien qui risquait de mettre cette demoiselle dans l’embarras. Il avait assez parlé pour l’instant.
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Sam 3 Aoû - 11:40

Son cœur lui faisait mal, très mal même et le silence qui s’était installé entre elle et le Joker n’aidait en rien la chose. Keiko depuis quelque temps détestait se retrouver seul ou non dans un endroit sans bruit, cela permettait à son cœur de se faire entendre. Sans doute d’ailleurs que s’il était réellement pourvu des paroles des hurlements sortirait de la jeune femme. Pourquoi était-elle venue ici alors ? Il est connu qu’un parc est un endroit silencieux tout comme une bibliothèque pourtant… Aime-t-elle se faire souffrir alors ? Peut-être bien qu’il y a une part de cela car au fond même dans un endroit animé, elle ne cesse jamais de souffrir dans ce cas autant de retrouver dans un endroit isolé au cas où ses larmes referaient surface.

Pourtant et étrangement d’ailleurs se retrouver ici avec Koki Tanaka lui faisait du bien. Les choses entre eux avaient bien changé depuis le début de l’année et si on lui avait dit un jour qu’elle serait prise en grande conversation avec le Joker jamais elle ne l’aurait cru. Elle n’aurait également jamais pensé l’entendre s’excuser un jour et cela devait d’ailleurs se voir sur son visage. Keiko s’était toujours douté que si Koki n’avait rien fait à propos de l’article c’est que c’est problème avec Kazuya n’avait pas été réglé. Au fond ce n’était pas de la faute de Tanaka ou du moins pas entièrement sa faute et pourtant il était en train de s’excuser comme si il avait fait quelque chose de grave.

L’observant alors en silence s’excuser, la jeune femme le laissa également lui expliquer les raisons de son soudain intérêt pour ses problèmes personnelle. Il est vrai que malgré tous les efforts de Keiko sa fatigue se voyait et une personne comme Koki, qui fait face à beaucoup de problème en ce moment, ne pouvait pas se laisser avoir par de fausse excuse. La jeune femme savait pertinemment que Koki était passé par ce genre de mal être alors pourquoi continuer à lui mentir ainsi ? Lors de leur dernière rencontre, le Joker s’était confié à elle alors pourquoi ne pouvait-elle pas se confier à lui juste pour une seule fois ?

- Je ne te forcerais pas à me parler de tes problèmes. Mais si tu en as envie, vas-y. Je t’ai dit, profites-en, je suis dans mes bons jours !

Un faible sourire s’afficha alors sur le visage de la jeune femme tandis que Koki vint place sa main sur son épaule. Il est vrai que le Joker est rarement de si bonne humeur à l’académie alors peut être que effectivement la Gossip devait en profiter. Peut-être que parler à cœur ouvert de ses problèmes lui ferait du bien d’autant plus que Tanaka semblait déterminé à trouver ce qui n’allait pas. Tout d’abord amusée par le comportement du jeune homme, qui ressemblait étrangement à une Gossip à ce moment même, le sourire de la jeune femme disparu lorsqu’il prononça le mot amour. Effectivement bon nombre de fille son sensibles lorsqu’il s’agit de ce sujet mais Koki était-il véritablement conscient de ce que l’amour pouvait provoquer dans le cœur d’une demoiselle ?

Restant silencieuse un moment, Keiko observa soudain Koki s’éloigner d’elle. Avait-il fini par changer d’avis ? Suivant du regard le jeune homme pour voir où il se rendait, la colombe fini par le perdre de vue. Discuter de l’amour faisait il peur au Joker ? Il est vrai que ce genre de chose devait sans doute être nouveau pour lui ou du moins cela devait être nouveau au point de vu de l’amour d’un homme pour un autre homme. D’ailleurs en y pensant, jamais Keiko aurait pu s’imaginer que Koki finirait en couple et encore moins avec un autre homme…. Comme quoi la vie est vraiment imprévisible et Kazuya devait vraiment être une personne à part pour avoir changé le Joker de cette façon.

Quelque minute passèrent avant que Tanaka ne finisse par rejoindre Keiko avec des boissons entre les mains, voilà donc ce qu’il avait été faire. Souriant au jeune homme lorsqu’il lui donna la cannette, Keiko laissa un nouveau silence s’installer. Devait-elle vraiment se confier à lui ? Parler de ses problèmes signifiait qu’elle ne considérait plus du tout Koki comme une personne horrible qu’elle déteste. Cela revenait même à l’enlever de sa liste noire… L’observant alors, Keiko laissa l’idée que Koki au fond n’avait jamais été une personne horrible, monter peu à peu à son esprit. Lors de sa première année, Keiko avait cru apercevoir ce Koki gentil et attentionné, alors pourquoi ne pas essayer de redécouvrir ce garçon qu’elle avait cru voir à l’époque ? Pourquoi pas pour une fois lui faire confiance et se monter véritablement comme elle est au Joker de la TU ?

-« Tu as raison…..c’est bien l’amour qui m’as mis dans un état pareille…. Alors que je pensais enfin remonter la pente il a fallu que tout ceci arrive… »

Un soupire et lassitude et de tristesse s’échappa des lèvres de la jeune femme. Il allait falloir tout raconter de A à Z, elle allait certainement pleureur et elle allait certainement une fois de plus passer pour une faible aux yeux d’une autre personne mais….Keiko avait besoin de se confier et tempi si le regard du Joker à son égard changerai par la suite.

-« Avant que je n’arrive à l’académie, je suis sortie avec un garçon….. Notre relation n’a pas durée bien longtemps mais….je pense que je n’ai jamais aimé un homme aussi fort de ma vie. Malheureusement, il a fini par me quitter sans aucune explication et ce jour-là l’ancienne Keiko qui était en train de disparaitre peu à peu est complètement mort… Tu sais jamais je n’aurais pu penser que l’amour cela pouvait fait aussi mal….. »

Oui l’amour ça fait mal, même horriblement mal. Bien plus qu’une trahison d’un être cher ou d’un couteau planter dans le cœur…La douleur va bien au-delà de ça et Keiko n’avait jamais réussi à faire disparaitre cette sensation

-« J’étais vraiment anéanti et quand j’ai fini par le retrouver à l’académie et que je me suis rendue compte qu’il était déjà passé à autre chose j’ai cru que je n’allais jamais m’en remettre…. C’est aussi à ce moment-là que je me suis attachée à toi….. »

Le regard de la jeune femme se posa alors sur Koki. Bien qu’au jour d’aujourd’hui elle était certaine qu’elle n’avait au fond jamais été amoureuse du Joker, il était cependant évident qu’elle s’était réellement attaché au jeune homme. Grosse bêtise de sa part que d’essayer de trouver un peu d’affection chez une personne tel que le Koki de l’époque.

-« J’ai essayé de vivre en faisant abstraction qu’il était dans la même école que moi mais….le problème est que je n’ai jamais cessé de l’aimer… Mon cœur vit dans le passé, la douleur a toujours été présent mais ce n’est pas ça qui me rend dans un tel état aujourd’hui… »

Avait-elle vraiment besoin de continuer ? Avait-elle envie de se souvenir du pourquoi elle se sentait encore plus mal qu’avant ? Il était évident que non, malheureusement Koki n’allait certainement pas rester sur ce genre de confidence… Pour qu’il comprenne la colombe devait terminer son récit et peu importe les conséquences…

-« Je l’ai revu en boite de nuit il n’y a pas longtemps….. On a voulu jouer seulement le jeu a dérapé et à prit des proportions inattendue…. Certes pendant l’espace d’une nuit on a pu se retrouver comme au premier jour mais à quel prix…..J’ai compris qu’il n’avait jamais cessé de m’aimer lui aussi et pourtant on ne peut pas être ensemble et je ne sais toujours pas pourquoi….. »

Un nœud se forma alors dans la gorge de la jeune femme alors que des larmes virent s’accumuler au bord de ses yeux. Elle ne voulait pas pleurer, pas devant Koki…. Baissant alors su visage vers le sol et essayant de se cacher du mieux qu’elle pouvait derrière ses cheveux, Keiko reprit…

-« Il m’a dit qu’il m’avait quitté pour mon bien, qu’il préférait me voir heureuse avec un autre…. Il m'a dit qu'un jour il reviendrai peut être mais que pour le moment je devais vivre ma vie, que je devais montre à toute le monde le sourire qui l’a rendu fou et que je devais être heureuse et…..même si je fais de mon mieux pour tenir ma promesse…. je n’arrive pas à faire taire cette horrible douleur dans ma poitrine qui me tue chaque jour un peu plus …. j’essaye d’être forte vraiment….. Mais c’est vraiment difficile par moment de faire comme si tout allait bien… »





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Dernière édition par Keiko Kitagawa le Mer 14 Aoû - 10:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Dim 11 Aoû - 16:44

Les yeux fixés vers la demoiselle, Koki l’écoutait attentivement, un peu surpris malgré tout que Keiko se soit décidée à se confier à lui finalement. Peut-être souffrait-elle encore plus que ce qu’il n’avait imaginé. Il l’entendait lui conter son histoire. Une histoire d’amour vraisemblablement… Un amour douloureux et pénible à s’en tordre la poitrine, à en avoir le haut le cœur et vouloir crever tant le martyre est immense. Et s’il discernait bien la chose, si l’étudiante avait prétendu être tombée amoureuse de lui à l’époque, ce n’était qu’une simple manière pour elle d’essayer d’oublier cet homme qui l’avait charmée. A présent le Joker comprenait mieux puisque il s’était longtemps posé cette question : Pourquoi ? Pourquoi s’être entichée de lui alors qu’il n’avait jamais réellement agi comme il le fallait, qu’il l’avait sûrement blessée plus que quiconque. La raison était là… Keiko s’était construite une image de lui, se l’idéalisant et s’attachant à lui sous prétexte d’avoir un énorme besoin d’affection. Malheureusement, elle n’avait pas choisi la meilleure personne pour ce rôle là. Enfin, peu importait. Tout ça, c’était le passé. Et même si le Karuta regrettait quelque peu ses actes, cela ne changeait rien aujourd’hui et le passé devait rester avec le passé. Si on veut avancer dans la vie, il faut garder cette optique là devant. Toujours.

Persistant à garder le silence, Koki pris soin de noter dans un coin de son esprit que ce jeune homme était dans la même université qu’eux. Il y prêterait plus attention à l’avenir… Il était curieux de connaître ce garçon qui avait rendu si heureuse cette demoiselle dans le passé et qui maintenant, à cause de l’amour, était devenu la source de ses larmes ainsi que de la totalité de son chagrin.

Mais non, le Joker ne comprenait pas. Du moins, il ne comprenait pas cet homme ni le comportement qu’il avait eu envers la jeune femme. Pourquoi lui redonner un espoir fou l’espace d’une nuit et l’abandonner de nouveau avec des paroles tout aussi saugrenues. Qu’est-ce que c’était que ça ? Quitter pour son bien ? Avouer une telle chose ne fait-il pas, logiquement, encore plus souffrir ? Enfin… Il ne savait pas. Parce que les mots de ce garçon étaient flous et étranges à la fois… Ce dernier avait mentionné qu’il « reviendrait peut-être » cependant dire cela ne ferait que bloquer le bonheur de Keiko qui, inconsciemment, en pâtirait par l’attente de son retour. Quand on aime… Se détacher de cette personne si précieuse à nos yeux est difficile, voir même impossible… Il faut du temps et de la volonté… Et c’était pour cette raison que le Joker songeait que lui avoir laissé un soupçon d’espoir d’un amour éventuel dans le futur était stupide. Il aurait fallu couper les ponts ou au pire inventer un mensonge qui tenait la route afin que la demoiselle finisse par la détester et réussisse à tourner la page. Quelque chose comme ça. Certainement. Néanmoins, il n’était pas le mieux placé pour aider dans ce genre de situation. Après tout, il venait à peine de découvrir l’amour. Les sentiments, les émotions, les émotions et tout ce qui en suit, Koki n’en avait pas vraiment l’habitude ni même les connaissances requises pour se permettre de commenter quoi que ce soit. Bien qu’il avait vu son frère et Yui ensemble, leur amour fort et incroyable, il ne pouvait pas pour autant dire qu’il avait de l’expérience dans ce domaine. Il n’avait aucune expérience. Et maintenant il se retrouvait légèrement dans l’embarras de ne pas trop savoir quoi faire.

En premier lieu, il serait sûrement plus judicieux de l’aider à atténuer ses pleurs… Hochant la tête à cette réflexion, le Karuta farfouilla dans la poche de son jean et en sortie un paquet de mouchoir. Heureusement qu’au Japon, ils en distribuaient à tous les coins de rue, cela pouvait être vraiment pratique parfois. En silence il en prit un puis tendit sa main devant le visage baissé de la demoiselle.

- Tient, prend déjà ça, Ordonna posément Koki, Sèche tes larmes.

N’y trouvant aucune réaction, il sourit tristement avant d’obliger la jeune fille à le regarder et de porter le morceau de papier à sa figure, essuyant ainsi les gouttes qui s’abattaient le long de ses joues pâles.

- Ce garçon a raison sur un point… Tu es beaucoup mieux avec le sourire. Même si les yeux brillants, c’est aussi beau, ce n’est pas une raison pour pleurer.

De façon à compléter ses paroles, il lui pinça la joue de deux de ses doigts, l’étirant en faisant attention de ne pas lui faire mal ajoutant un « Alors sourit ». Koki ignorait si c’était une bonne manière d’essayer de réconforter la jeune femme cependant, encore une fois, il n’était pas un expert dans ce genre de situation… Et il souhaitait avant tout que Keiko se remette à sourire et tarisse ses larmes qui lui fendaient le cœur. Il en avait oublié tout cette histoire de vengeance et ce qui allait avec… Plusieurs fois il avait découvert des choses sur cette demoiselle, sur son caractère mais aussi sur son passé et il n’avait pas été déçu. Il n’avait pu s’empêcher de penser au fait qu’au fond d’elle, Keiko était quelqu’un de bien. Juste une personne qui avait subi probablement des tas d’injustices autrefois et qui comme lui portait bien souvent des masques afin de ne plus être blessé, de se protéger.
N’effaçant pas l’esquisse formée sur ses traits, le Joker relâcha enfin l’emprise qu’il avait sur la figure de l’étudiante et se cala plus confortablement contre le banc, son dos appuyé contre le dossier.

- Pour ce qui est du reste, je ne peux pas vraiment aider. Mis à part te dire que je comprends, je ne peux pas faire grand-chose. J’ai connu quelqu’un qui a vécu une très grande histoire et je sais que perdre une personne qu’on aime, c’est très douloureux. C’est difficile de surmonter le passé mais je pense qu’avec des efforts et beaucoup de volonté, on le peut aussi.

Son regard s’égarait dans le parc, observant les alentours, toujours ces enfants qui s’amusaient au loin, un homme qui promenait son chien et même un couple, d’ailleurs, qui, tout en discutant, marchait main dans la main. Le temps s'était éclairci, juste un petit vent dont le souffle chaud était appréciable lorsqu’il venait se taper contre ses joues.

- Et je ne sais pas si te donner mon avis servira, Poursuivit le Karuta, déviant ses pupilles vers la jeune femme tandis que son expression se fit plus sérieuse, Mais je crois que plus tu garderas ce que t’as dit ce garçon en tête, plus tu te tourmenteras.

Il avait du mal à trouver les mots et ça l’agaçait. Il claqua subtilement sa langue contre son palais et tenta de reprendre.

- L’amour, apparemment, c’est beau mais c’est douloureux aussi. Seulement si tu veux avancer dans la vie, tu dois laisser le passé avec le passé. C’est difficile certes mais pas impossible. Tu as été heureuse avec lui non ? Alors pourquoi en pleurer ? Bien sûr, les séparations font mal… Mais dit-toi que si tu n’es pas heureuse, il ne le sera pas aussi. Il ne faut pas penser au fait que tu puisses le retrouver un jour ni regarder en arrière… Garde ses précieux souvenirs en toi, grave les quelque part et plutôt que de pleurer, sourit en te remémorant parce que quand tu les as vécu, tu souriais non ?

Marquant un court instant de silence, il but enfin quelques gorgées de sa boisson rafraîchissante avant d’expirer d’aise.

- Bref, tout ça pour te dire que si tu es triste, ce n’est pas la peine de le cacher. Je suis certaine que si personne ne fait la différence, lui la fera. Il te veut heureuse à cent pourcents et non pas avec des faux-semblants.

Sa canette entre les mains, Koki détourna son attention en sa direction et la regarda avec une lueur sincère au travers de ses pupilles.

- Donc plutôt que de tout garder en toi comme tu as l’habitude de le faire, n’hésite pas à tout lâcher, Conseilla-t-il en souriant, Il n’y a rien de honteux à être faible. Et je peux t’assurer qu’au moins ainsi, tu ne peux devenir que plus forte. Parce que petit à petit, tu apprends à te forger et à la surmonter. Mais il faut du temps, des efforts et peut-être du soutien aussi.

Il pencha sa tête sur le côté, se questionnant sur le dernier point et finalement après avoir arboré un sourire immense, le Karuta entrechoqua leurs boissons ensemble.

- Je t’aiderais, tient ! Et si tu refuses, je viendrais te botter les fesses, je te préviens !

Un sourire fier, Koki dressa ses yeux en l’air alors qu’il portait la canette à ses lèvres. Il avait fait exprès de reprendre les paroles de cette jeune femme, paroles qu’elle avait répliqués lors de leur escapade sur le toit de la faculté. Même s’il n’en avait rien dit à ce moment là, le Joker avait été touché par autant de détermination de la part de Keiko… Elle avait essayé de le soutenir, à sa manière, et il la remerciait énormément pour cela. Maintenant, les rôles étaient inversés et maladroitement peut-être, Koki avait envie de lui rendre la pareille.
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mer 14 Aoû - 12:00

Toujours le regard rivé sur le sol, la jeune femme se demandait bien ce qu’elle avait pu faire pour en arriver à un tel stade. Avait-il été judicieux de faire taire tout cette souffrance durant autant de temps ? Avait-il été bon de cacher sa véritable nature aux yeux de tous ? Passez pour une fille froide lui avait certes préservé le cœur mais n’était-elle pas passé à côté des véritables choses de la vie ? N’avait-elle au fond tout simplement pas essayer de survivre au lieu de vivre véritablement sa vie ? Toutes ces questions tournèrent un long moment dans son esprit, au fond peut être que cette évènement avait du bon. Peut-être que grâce à cela Keiko allait enfin pouvoir reprendre sa vie en main et vivre comme elle ne l’avait encore jamais fait auparavant. Il était dur pour elle de s’avouer cas l’heure actuelle elle était vraiment pathétique. Pleurer sans arrête ne lui ressemblait pas, tout comme venir raconter ses problèmes à tout le monde. Il allait vraiment falloir qu’elle remédie à tout ça et la première étape était de ne pas accepter l’aide de Koki mais si pour le moment il ne faisait que lui proposer un simple mouchoir. Elle pouvait très bien sécher ses larmes seule non ?

Ne réagissant donc pas au geste du jeune homme, la jeune femme se vit finalement contrainte d’accepter l’aide de Koki qui sans l’accord de la gossip vint lui sécher ses larmes. Même si Keiko ne voulait pas se l’avouer ce geste la touchait réellement car au fond et certainement inconsciemment le Joker venait de lui prouver une fois encore qu’il avait un cœur

- Ce garçon a raison sur un point… Tu es beaucoup mieux avec le sourire. Même si les yeux brillants, c’est aussi beau, ce n’est pas une raison pour pleurer.

Un faible sourire se dessina alors sur les lèvres de la Colombe. Le Joker savait trouver les mots pour la faire sourire et la réconforté. Peu à peu le cœur meurtri de la jeune femme se réchauffait en la présence de ce jeune homme qu’elle avait pris soin de détester pendant de long mois. Il était évident que le Joker et la gossip se rapprochait un peu plus chaque jours, mais leur amitié naissante était encore fragile et la jeune femme ne pouvait se permettre de se laisser entièrement aller en compagnie du jeune homme. D’ailleurs, bien que Koki vienne lui pincer la joue pour la faire sourire, la facette froide de la jeune femme n’était pas totalement disparue. Elle feinta donc un certain désaccord face à ce geste sans pour autant le repousser comme elle l’aurait fait il y a encore quelque semaine.

-« Je sais sourire toute seul tu sais….. » Dit-elle en laissant apparaitre un nouveau sourire au coin de ses lèvres tandis que Koki reprit une nouvelle fois la parole.

Il avait raison surmonter le passé est difficile mais pas impossible. Keiko allait devoir passer par cette étape, elle allait certainement encore souffrir un moment, mais le futur était selon elle bien plus lumineux que ce qu’elle n’avait jamais pu penser. Elle allait devoir comme le Joker lui avait si bien conseillé, oublier tout ce que Yamashita avait pu lui dire durant cette soirée. Garder l’espoir qu’un jour il pourrait revenir à elle, ne ferait que la faire souffrir encore un peu plus chaque jours. Essayer de comprendre pourquoi il l’avait quitté était inutile puisque de toute façon jamais elle ne pourrait comprendre la vérité derrière tous ces mensonges….

Cependant bien que le Joker lui conseille de sourire plutôt que de pleurer en se remémorant les souvenirs qu’elle avait pu passer avec son cher et tendre, la jeune femme savait que pour son bien-être elle allait devoir effacer toute sa vie avec Yamashita. Les bons souvenirs n’étaient devenus avec le temps que souffrance et jamais plus elle ne pourrait sourire en pensant à cela. Oublier tout était la seule façon avec le verrouillage de son cœur d’enfin passer à autre chose, d’enfin oublier le passé, d’enfin passer à l’homme qui pourrait peut-être la rendre heureuse un jour. Koki l’avait parfaitement dit, Yamashita la vouait heureuse à 100 % et Keiko comptait bien le devenir.

- Donc plutôt que de tout garder en toi comme tu as l’habitude de le faire, n’hésite pas à tout lâcher, Conseilla-t-il en souriant, Il n’y a rien de honteux à être faible. Et je peux t’assurer qu’au moins ainsi, tu ne peux devenir que plus forte. Parce que petit à petit, tu apprends à te forger et à la surmonter. Mais il faut du temps, des efforts et peut-être du soutien aussi.

Sur ces dires leurs boissons s’entrechoquèrent et un nouveau sourire apparu sur les lèvres de Keiko lorsqu’elle entendit Koki reprendre une phrase qu’elle lui avait dite lorsqu’il s’était rencontré sur le toit la dernière fois.

-« Essaye un peu de me botter les fesses et tu verras ce qui t’attend « dit-elle avant de porter la boisson enfin à ses lèvres. Suite à cela, la gossip porta son regard vers le jeune homme à ses cotées et dit dans un grand sourire « En tous cas je ne pensais pas que tu pouvais être si bavard ». Bien sur cette phrase était plus destinée à le taquiner qu’autre chose car au fond Keiko était réellement touché de l’intérêt que Koki pouvait lui porter à cet instant présent.

-« Tu sais….moi aussi j’ai quelque chose à te dire ….mais tu as intérêt à bien écouter par ce que je ne le répèterais pas une seconde fois… »

C’est alors que dans un élan d’affection, la Colombe vint prendre le Karuta dans ses bras et l’enlaça en le remerciant.

-« Merci d’avoir état là pour me redonner le sourire Koki…. »

Sa phrase une fois prononcé, la jeune femme se détacha rapidement du Joker et porta une nouvelle fois la boisson à ses lèvres avant de faire comme si de rien était.

-« Ne te fais pas d’idée hein, je sais qu’à présent tu aimes les hommes et puis de tout façon tu n’es pas du tout mon genre d’homme. »

Un sourire malicieux vint alors dessiner ses lèvres. Bien que au fond Koki aurait peut-être pu être son genre de garçon, il était certain qu’à présent elle l’avait plus aucune chance. La gossip ne savait pas exactement ce qui se passait entre Koki et Kazuya mais une chose était sur ils devaient réellement tenir l’un à l’autre pour que Koki ait changé si rapidement d'attitude.

-« Ha et je te préviens aussi, tu as intérêt à me raconter tes débats amoureux avec Kazuya. Ce n’est pas par ce que je ne te déteste plus que je vais te laisser tranquille pour autant. Je veux tout savoir de A à Z, je veux savoir qu’elle genre de garçon Kazuya peut être pour avoir réussi à ce que tu tombes sous son charme»



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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Mer 28 Aoû - 19:25

N’effaçant pas son sourire, le Joker ne releva pas la première remarque de Keiko et rît à la deuxième. En réalité, lui non plus ne savait pas qu’il pouvait être si bavard et il se surprenait à chaque fois qu’il parlait. Surtout en ce moment, plus il discutait autour de lui, plus il devenait un véritable moulin à parole, philosophant certainement un peu trop. Jamais il n’avait aussi bavard que depuis cette année. Peut-être qu’à trop rester silencieux et à se renfermer lui-même, il se réveillait à présent. Etant resté muet trop longtemps, il se rattrapait au cours des jours qui défilaient.
Toutefois surpris par la rétorque de la demoiselle, le Joker se tourna et lui fit face, curieux de savoir ce que cette dernière avait à lui dire. Mais il ne pût vraiment réagir que ses pupilles s’arrondirent de stupéfaction et que son corps se raidit tout entier quand la jeune femme le serra dans ses bras. Il ne s’était pas préparé à de tels agissements et être tactile auprès des autres étaient quelque chose qui le bloquait bien souvent ou le mettait mal à l’aise. Avec Kazuya, c’était différent. C’était comme si son corps bougeait de lui-même en sa compagnie et qu’il en avait le besoin incessant de se retrouver près de lui, de l’enlacer ou plus encore. L’amour différenciait probablement les choses. Dans tous les cas, il n’avait pu effectuer le moindre geste, trop surpris, mais il ne pût retenir l’esquisse qui orna ses lèvres lorsque l’étudiante le remercia. C’était donc pour ça… Hochant la tête vivement afin de confirmer ses pensées, le Karuta détourna ses yeux vers Keiko et rît légèrement amusé en la voyant agir comme si de rien était. Il était inutile de faire semblant cependant il se disait que c’était certainement la manière à cette jeune femme de dissimuler sa gêne.

- Ne te fais pas d’idée hein, Rétorqua ensuite la demoiselle, je sais qu’à présent tu aimes les hommes et puis de tout façon tu n’es pas du tout mon genre d’homme.

Décidemment, cette étudiante aimait le surprendre dans ses retranchements. A nouveau, elle le força à écarquiller des yeux… Koki savait que depuis le bal une rumeur étrange courait sur Kazuya et lui, que tout le monde se posait des questions à leur sujet cependant cela n’avait jamais été confirmé. Keiko savait également qu’ils étaient proches mais comment pouvait-elle dire aussi clairement qu’elle était certaine qu’il était attiré par les hommes. En plus ce n’était pas « les » hommes – Ils étaient agaçants à tous à le décréter gay ! – mais cet homme : Kazuya. Enfin, probablement que ses sentiments étaient plus évidents que ce qu’il n’imaginait et que Keiko s’en était aperçu avant que lui-même ne s’en aperçoive. Ne sachant que dire, il se contenta de sourire, notant dans un coin de sa tête la seconde remarque de cette demoiselle : qu’il n’était pas « du tout » son genre d’homme. C’était pour cette raison qu’elle s’en était, soit disant, entiché dans le passé n’est-ce pas ?

Puis, sortant de ses rêveries à la réplique de la jeune femme, Koki s’esclaffa de rire. Non pas d’un rire moqueur ou même taquin, mais d’un rire amusé et sincère aussi. C’était drôle. Keiko était étrange… Elle pouvait être douce, calme et gentille comme tout d’un coup elle pouvait se réveiller et être soudainement plus sévère, plus franche, plus méchante aussi. Mais plus il l’observait et plus le Joker pensait qu’au fond d’elle, cette jeune femme était certainement quelqu’un de particulièrement sensible mais également, fragile. Elle avait beau dire le « détester », toutes ses attitudes déclaraient le contraire. Koki était certes naïf, parfois, cependant là, il savait que non Keiko ne le détestait plus comme elle le prétendait. Leur relation avait bien évolué en rapport à leur début et le Karuta se plaisait à croire que cette demoiselle lui pardonnerait un jour toutes ses erreurs passées si ce n’était pas déjà fait.

- Mes débats amoureux ? Je dois raconter ça à une fille ? S’amusa-t-il en la regardant, J’aurais peur de te choquer tu sais ?

Puis, de façon à compléter ses paroles, il élança gentiment ses doigts contre le front de l’étudiante, lui donnant une infime pichenette, riant légèrement. Certes, s’il devait s’expliquer, il omettrait quelques détails mais il ne pouvait s’empêcher de penser que cela pourrait choquer la demoiselle. Du moins, plus que choquer, ce serait surprendre. Lui-même en avait été étonné au début.
Buvant quelques gorgées de sa boisson, Koki se cala confortablement contre le dossier du banc et préféra river son regard droit devant lui, n’osant pas contempler Keiko qui elle l’observait probablement.

- Je ne saurais pas définir vraiment son caractère. Je n’arrive pas à le cerner correctement mais je dirais que c’est une personne particulièrement fragile et que tu veux par-dessus tout, protéger.

Un sourire tendre étira ses traits alors que le Joker réfléchissait. C’était vrai… Kazuya avait cette particularité là, malgré sa faible corpulence, c’était une forte tête qui refusait de se laisser marcher sur les pieds alors qu’au fond se cachait une personne attristée par tant de blessures passées et qui ne quémandait que d’amour. Rapidement Koki s’y était attaché, et rapidement cette envie de le protéger s’était accentuée en lui.

- Ce n’était pas facile au départ, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs, Expliqua alors le Karuta dans un petit rire tandis qu’il se rappelait, Mais malgré tout, il était toujours là. Jamais on n’avait fait ça pour moi auparavant alors petit à petit je m’y suis lié pour de bon. Certainement plus que je ne l’aurais cru. Bref… Il s’en est passé des choses et on en est là aujourd’hui.

N’éteignant pas l’éclat sur ses lèvres, il amena sa canette contre sa bouche, marquant ainsi un instant de silence avant de reprendre.

- Honnêtement, j’ai eu du mal à réaliser au début mais finalement je suis bien ainsi donc le reste, j’évite d’y penser. J’espère juste qu’il est heureux.

Et qu’il évite de fricoter ailleurs aussi. Koki fronça les sourcils à cette pensées mais se retint de le dire à voix haute, cela ne ferait qu’engendrer les questions de la jeune femme.

- Cela mis à part, comme ça, je ne suis pas du tout ton genre d’homme ?

Souriant malicieusement, le Joker avança son visage assez proche de l’étudiante et ne détourna pas son regard du sien, attendant une infime réaction de la part de celle-ci.
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Ven 13 Sep - 10:10

Voilà bien longtemps que Keiko n’avait plus entendu le rire de Koki , ou du moins un rire franc , sincère et surtout amuser. Car oui malgré elle, la jeune femme avait réussi à amuser le Joker par l’une de ses phrases. Était-il vraiment si étrange que cela de vouloir tout savoir à propos de leur relation ? Était-il normale de discuter de ce genre de chose avec un garçon et pas une fille ? Bon il est vrai que Keiko ne mourrait pas d’envie de connaitre tous les détails de leur ébat au lit, d’autant puisqu’il était encore difficile pour la gossip de s’imaginer Koki dans les bras d’un homme. Surtout cas entendre Koki, certain point de leur vie à deux pourrait facilement la choquer et personnellement Keiko ne voyait qu’une seul chose qui pourrait vraiment la choquer…. que Kazuya et réussi à dominer Koki au lit ….

Perdu dans toute ses pensées étrange, la jeune femme en sorti finalement lorsqu’elle reçut un petit coup sur le front. Décidément Koki n’avait vraiment peur de rien, était-il conscient que faire ce genre de chose pouvait causer sa mort ? Enfin….elle aurait certainement pu causer sa mort dans le passé, mais la haine qu’éprouvait Keiko à son égard n’étant plus présent, il lui était difficile de s’énerver pour ce genre de chose à présent. Observant alors le jeune homme qui s’amusait de son geste, un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de la colombe, qui prit soin de noter dans un coin de sa tête, qu’il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas autant sourit en compagnie d’une autre personne.

- Je ne saurais pas définir vraiment son caractère. Je n’arrive pas à le cerner correctement mais je dirais que c’est une personne particulièrement fragile et que tu veux par-dessus tout, protéger.

Kazuya était donc ce genre de garçon… Il est vrai qu’en l’observant de loin, la gossip avait pu remarquer sans problème l’envie de bon nombre de personnes de protéger ce petit Tougou. Elle ne comprenait d’ailleurs pas encore très bien, ce que Kazuya pouvait avoir de si spécial pour autant attirer l’attention des autres sur lui. Il allait vraiment falloir qu’elle commence à approcher ce jeune homme d’un peu plus prêt, car certainement malgré lui, Kazuya avait réussi depuis un moment déjà, à attirer l’attention de la colombe sur lui… Dommage pour lui mais heureusement pour la jeune femme qui allait prendre un malin plaisir à percer ce petit Tougou à jour.

- Ce n’était pas facile au départ, je lui en ai fait voir de toutes les couleurs. A cette instant la jeune femme ne put s’empêcher de penser que au final le Joker de la Tu en faisais voir de tous les couleurs à beaucoup de personnes avant de véritablement s’ouvrir à elle. Cela fit d’ailleurs sourire Keiko, car finalement elle-même en avait vu des verts et des pas mûrs avec Koki. Mais la différence entre elle et Kazuya avait été le fait que lui soit toujours resté au coter du Karuta quoi qu’il pouvait arriver. Cela avait certainement fait la différence….Et à entendre Koki c’était effectivement bien le cas…. Recevoir de l’affection d’un garçon que l’on ne traite pas spécialement bien au début et voir sa détermination à être avec une personne aurait fait craquer n’importe qu’elle garçon ou fille sur cette terre, Keiko en était certaine

- Honnêtement, j’ai eu du mal à réaliser au début mais finalement je suis bien ainsi donc le reste, j’évite d’y penser. J’espère juste qu’il est heureux.

Et n’étais ce pas le principal ? Que Koki soit heureux ? Après tout lui aussi avait droit au bonheur non ? Cependant une chose fit penser à Keiko que Koki n’était pas totalement heureux et tranquille. Bien que la colombe n’en connaisse pas les raisons, le joker semblait soudainement tracasser par quelque chose. Y avait-il de l’eau dans le gaz ou Koki avait-il simplement peur que Kazuya ne soit pas totalement heureux en sa compagnie ? Une chose était sur ce poser tout c’est question n’allait pas faire avancer les choses. Keiko s’appreta donc à cuisiner Koki sur ce qui n’allait pas mais elle fut stopper dans son élan par une phrase qu’elle n’avait pas prévue.

- Cela mis à part, comme ça, je ne suis pas du tout ton genre d’homme ?

Et suite à cette phrase et sans vraiment comprendre pourquoi, la jeune femme vit soudain le visage du joker se rapprocher d’elle. Keiko le savait, Koki n’avait aucune intention derrière cela, il voulait juste certainement la taquiner. Malgré cela, la proximité de son visage bloqua complètement la jeune femme qui resta un bon moment sans bouger, son regard plongé dans celui de Koki.

-« Bien sûr que non… » Arriva t’ elle finalement à dire tout en détournant son visage du sien. Il était rare pour Keiko d’être gêné ainsi en compagnie d’un garçon, mais Koki avait toujours était un garçon différent des autres à ses yeux. Jamais elle ne se serait permis de le draguer ouvertement comme elle pouvait si bien le faire avec les autres. Peut-être que au fond, le joker lui avait réellement toujours plu mais qu’elle n’ haussait pas se l’avouer….

-« Koki tu sais que c’est dangereux de faire ce genre de chose avec une fille, dit-elle en reportant son regard sur lui, Qu’es ce que tu aurais fait si je t’avais embrassé ? Tu as de la chance que ce soit moi, une autre fille aurait certainement pu tomber amoureuse de toi après ça….»

Koki ne s’en rendait d’ailleurs certainement pas compte mais il avait toujours eu un charisme fou qui faisait craquer facilement les filles. Rien de bien surprenant donc à tomber amoureuse de lui, lorsqu’il se met à faire ce genre de chose ou à draguer comme il pouvait si bien le faire. Par chance le cœur de Keiko n’était plus disposé à tomber amoureux, la rendant donc insensible à ce genre d’approche…. du moins c’est ce qu’elle pensait pour le moment…

-« Si tu voulais me faire succomber, il aurait fallu tenter ta chance l’année dernière» dit-elle en souriant gentiment.


Out of sight, out of mind
“Le chagrin amoureux est l'une des plus épouvantables blessures que nous ayons à combattre car il doit être vaincu seul, et surtout dans le plus grand des silences.”
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MessageSujet: Re: Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]   Ven 29 Nov - 17:05

Réaction attendue : Keiko était vraisemblablement gênée. Koki avait visé juste et la demoiselle lui paraissait mal à l’aise quant à l’infime distance qui les séparait tous les deux et leurs visages qui s’avéraient être très proches. Lui faisait-il de l’effet ? Intéressant. Etrangement, cela le faisait sourire et le rendait quelque peu… Fier. Bien qu’il était au courant à propos des sentiments passés de la jeune femme, constater à présent qu’il ne lui était pas pour autant indifférent physiquement lui faisait très plaisir et il ne se cacha pas de le montrer par cette esquisse accrochée à ses lèvres.

Puis, l’étudiante pris enfin la parole, l’obligeant à river ses prunelles en sa direction et l’écouter avec attention. Ses mots le faisaient sourire encore plus parce que le Joker trouver cela contradictoire, Keiko n’était-elle pas tombée amoureuse de lui auparavant ? Elle se trahissait légèrement et ne faisait que démontrer cette partie d’elle qui considérait le Karuta comme quelqu’un de charmant et qui avait déjà chaviré il y a quelques temps pour des raisons que lui-même ignorait. Certes, après, chaque individu évolue et aujourd’hui les sentiments de cette demoiselle était probablement différent que ce qu’ils étaient à l’époque. Néanmoins cela n’empêchait pas que tout ce que cette dernière répliquait n’était qu’une preuve de malaise quant à cette proximité qui les liait tous les deux.

Il la laissa parler, riant à sa réplique, pensant au fait que jamais il n’aurait songé à la faire succomber dans le passé. Elle n’aurait été qu’une de ses conquêtes d’un soir et en aurait sûrement encore plus souffert que ce qu’il lui avait fait subir jusqu’à présent. C’était très bien que les choses se soient déroulées ainsi. Autant pour elle, que pour lui.

- Qu’est-ce que je gagnerais à te faire succomber honnêtement ? Je te rappelle que j’ai quelqu’un dans ma vie maintenant !

Il rompit la distance et se replaça correctement tandis qu’un doux sourire s’installa à la commissure de ses lèvres. Quand il y réfléchissait, il était vraiment heureux du tourment dont prenait son existence. Il avait enfin l’impression que celle-ci prenait un sens, qu’il entrevoyait un brin de clarté dans cette obscurité qui l’avait longtemps noyé dans le passé. Parce que Kazuya était là, qu’il était à ses côtés, qu’avec ses sourires, ses gestes tendres, sa simple présence, il lui montrait à quel point une infime chose pouvait être importante et vous faire ressentir ce sentiment de joie, ses papillons dans le ventre.

- Et si tu m’avais embrassé, Reprit alors Koki, plongeant ses yeux dans les siens, Je t’aurais gentiment repoussé. Il ne faut pas faire ça jeune fille ! Même si tu as des déceptions, ce n’est pas une raison pour faire ce genre de choses, tu finiras par trouver quelqu’un de bien aussi. Ne va pas embrasser n’importe qui et surtout pas moi ! Il te faut quelqu’un de sérieux et qui ne te fasse pas pleurer. Hors moi tu vois, je t’ai déjà fait pleurer. Et pas qu’une fois !

Il sourit tendrement et lui donna une seconde pichenette sur le front comme pour accompagner son mécontentement quant aux agissements que voulait effectuer Keiko. Pour une demoiselle telle qu’elle, c’était certain qu’elle ne devait pas se négliger, ni elle ni ses amours. Et qu’elle ne déprime pas trop non plus.

- Mais bon vu que je suis dans mes bons jours, si tu veux pleurer, je te prête mon épaule. Tient vas-y.

Epaule qui lui tendit tout en la scrutant du regard avant de rire chaleureusement. Il racontait vraiment n’importe quoi. C’était sa manière à lui d’alléger l’atmosphère qu’il trouvait plutôt détendu comparé au début de leur conversation. Ça non plus, jamais il n’aurait imaginé pouvoir discuter aussi aisément, assis confortablement sur un banc au soleil, avec en guise de compagnie, Keiko Kitagawa. Le monde était réellement surprenant.

Spoiler:
 
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Quand les grands esprits se rencontrent [pv: Koki Tanaka]

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